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Positionnement stratégique | Juillet 2026

Évolution des marchés financiers

Marchés actions

Certes, les marchés actions ont réalisé un trimestre particulièrement solide, mais la progression s’est concentrée sur les deux premiers mois. Au total, les marchés globaux ont enregistré une performance de 15,82%* après le recul de mars. L’Amérique du Nord, en hausse de 15,64%*, enregistre la meilleure performance, tandis que les marchés émergents ont gagné 24,12%* et que l’Europe a affiché une progression de 11,80%*. Le repositionnement rapide des investisseurs, après une réduction préalable de leur exposition au risque, a amplifié le rallye. Les indices ont inscrit de nouveaux records, soutenus par des publications bénéficiaires vigoureuses et par la poursuite du cycle d’investissement dans l’intelligence artificielle.

La hausse s’est prolongée en mai. La saison des résultats a confirmé la vigueur des bénéfices technologiques, en particulier dans les semi-conducteurs, la mémoire et les infrastructures de centres de données. La concentration des indices émergents autour de quelques grands acteurs de cette chaîne de valeur a constitué un puissant facteur de performance, mais elle a aussi accru le risque spécifique de ces marchés. En juin, le rythme de progression s’est normalisé à 1,25%* pour les indices globaux. C’est alors que l’Europe a pris le relais en enregistrant une hausse de 3,05%* devant le Japon à 1,87%*, l’Amérique du Nord à 1,31%* et les marchés émergents à 0,86%*. La Chine a fait exception, reculant de 4,96%* dans un contexte de faiblesse persistante de la demande intérieure.

Au fil du trimestre, différents secteurs ont eu la cote. En avril et en mai, la Technologie et les Services de Communications ont dominé aux États-Unis, tandis que les Semi-Conducteurs ont constitué le cœur du thème IA. En Europe, la Technologie, les Banques et les Services financiers ont bénéficié de la remontée des taux longs. Les valeurs industrielles ont également été soutenues par les besoins d’électrification, de relocalisation et d’investissement dans les infrastructures. L’Énergie a connu une trajectoire plus chahutée : elle a d’abord profité de la hausse du pétrole et du risque sur Ormuz, avant de sous-performer lorsque les perspectives de désescalade ont fait refluer le brut. L’Immobilier et les Services aux Collectivités sont restés sensibles à la volatilité obligataire.

L’un des principaux enseignements du trimestre réside dans la transition entre un marché très étroit, dominé par quelques grandes capitalisations liées à l’IA, et un scénario d’élargissement graduel de la croissance bénéficiaire. Les perspectives structurelles de l’intelligence artificielle restent favorables, mais les valorisations et la concentration justifient une gestion plus sélective. Cette évolution a favorisé la construction d’expositions aux petites et moyennes capitalisations ,susceptibles de profiter de la robustesse de l’économie américaine et d’un rattrapage des valorisations européennes.

Source : Bloomberg, Spuerkeess Asset Management

Taux souverains et marché du crédit

L’alternance entre choc énergétique et détente géopolitique a soufflé le chaud et le froid sur les marchés obligataires. Aux États-Unis, le rendement du Treasury à dix ans a terminé avril à 4,37%, puis mai autour de 4,45%, après avoir approché 4,70% au cours du mois. Fin juin, il a clôturé autour de 4,46%, la baisse du pétrole et des statistiques d’inflation légèrement plus favorables compensant en partie le ton plus restrictif de la Fed. Le Bund à dix ans a suivi une trajectoire comparable, passant d’environ 3,03% fin avril à 2,97% fin mai, puis à 2,85% fin juin. La volatilité des taux longs est ainsi restée élevée, mais le trimestre s’est achevé sur une détente relative en Europe.

Le crédit a mieux résisté que la dette souveraine. Dans la zone euro, les spreads Investment Grade se sont resserrés à environ 80 points de base en avril, tandis que le High Yield est revenu vers 280 points de base. En mai, l’Investment Grade est resté stable autour de 80 points de base et le High Yield s’est légèrement élargi à environ 287 points de base. Les mouvements de juin ont été limités des deux côtés de l’Atlantique, ce qui a confirmé la solidité des fondamentaux d’entreprises et l’attrait du portage. La capacité du crédit à absorber la volatilité géopolitique et monétaire a conforté sa préférence relative par rapport aux obligations souveraines.

Matières premières et devises

Les actifs réels et les devises ont reflété la même dynamique de normalisation. L’or, qui avait accéléré jusqu’à toucher un sommet au premier trimestre, a corrigé à partir de mars pour achever juin nettement sous ses plus hauts, traduisant un reflux partiel de la demande de protection. L’euro s’est apprécié durant une partie du printemps, avant de se replier vers 1,14 dollar en fin de trimestre. Ce mouvement a accompagné la réévaluation des écarts de politique monétaire et le retour d’une prime de croissance en faveur des États-Unis.

Conclusion et positionnement de gestion

Le deuxième trimestre s’est achevé sur une configuration plus favorable que celle de ses débuts. La désescalade du conflit au Moyen-Orient, la normalisation partielle du trafic dans le détroit d’Ormuz et le recul du pétrole ont réduit le risque de stagflation. Parallèlement, la croissance américaine a conservé des moteurs puissants, notamment la consommation, l’investissement dans l’IA et la progression des bénéfices. Les banques centrales ont envoyé un signal restrictif, mais la détente des anticipations d’inflation limite désormais la probabilité d’un resserrement monétaire brutal.

Dans ce contexte, l’allocation globale reste favorable au risque. Les actions demeurent surpondérées au détriment des obligations, l’amélioration du contexte macroéconomique et la solidité des résultats d’entreprises continuant de soutenir les actifs risqués. Cela étant, cette surpondération est mise en œuvre avec davantage de discipline comparé au début du trimestre. Après les performances exceptionnelles d’avril et de mai, des prises de bénéfices ont été réalisées sur les segments dont la hausse et la concentration sont devenues les plus élevées (intelligence artificielle, marchés émergents, etc.).

Notre positionnement en bref

Allocation générale d'actifs

Actions

+

Obligations

-

Cash

=

Duration

-

Actions

 

 

Obligations

 

Régions

  

États

 
USA+ USA-
Europe= Europe-
Marchés Émergents= 

 

 

Secteurs

  

Sociétés

 
Technologie + Investment grade=
Biotechnologie+ High Yield=
Banques + Emerging Debt=
Industrie+   

 

 

 

 

Damien Spohn
Head of Investments
Spuerkeess Asset Management

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