Positionnement stratégique Q1
Janvier 2026
Positionnement
L’allocation sur laquelle l’année 2025 s’est clôturée fait état d’une surpondération de la poche actions, notamment à travers les marchés américains et émergents au détriment de l’Europe. D’un point de vue sectoriel, la priorité revient à la Technologie, la Biotechnologie et aux Banques américaines, ainsi qu’à la Consommation discrétionnaire.
Sur le plan obligataire, la classe d’actifs est sous-pondérée dans son ensemble, avec peu d’intérêt pour les obligations souveraines américaines et la duration dans son ensemble. Enfin, le crédit conserve son intérêt pour le portage malgré les spreads resserrés.
Le crédit est resté fidèle à lui-même : une performance qui se repose sur le portage, sans excès. Les spreads ont été relativement stables, signe que les investisseurs n’ont pas cherché à récompenser le risque de manière agressive, mais qu’ils ne voyaient pas non plus de risque de détérioration immédiate. Ce comportement s’aligne au régime du trimestre : on accepte le risque, mais on ne le paie pas au prix fort.
Sur le plan des devises, le dollar s’est affaibli à travers l’année avec une certaine stabilité au dernier trimestre avec un taux de change qui finit l’année à 1,17 comme en début de trimestre, avec un court passage en dessous de 1,15. Ceci a pesé lourd pour les européens investis aux États-Unis. Le dollar a perdu du terrain car les tarifs annoncés par Trump ont déstabilisé l’environnement économique et financier, qui a marqué le mouvement de la « fin de l’exceptionnalisme américain ». Par ailleurs, les baisses de taux de la Fed couplées à une BCE de plus en plus hawkish dans son discours n’ont pas non plus aidé le billet vert à se redresser.
Enfin, la séquence matières premières s’est révélée extrêmement contrastée. Le pétrole a été faible, résultant d’une situation d’offre abondante et d’une demande moins tendue. À l’inverse, l’or et l’argent ont poursuivi une hausse remarquable, soutenus par les incertitudes géopolitiques et une demande de diversification très persistante. Ce point est essentiel car il permet de nuancer le tableau : même lorsque les actions montent, le marché continue d’acheter de la protection, ce qui révèle un fond de prudence.
Au final, le dernier trimestre de l’année 2025 est moins un trimestre de rupture que de mise au point. Les investisseurs ont continué d’acheter des actifs risqués, mais ils ont aussi accepté une idée simple : les banques centrales vont assouplir, mais pas forcément vite, et pas forcément sans interruption. Les marchés ont avancé, mais avec des couvertures. Et la fin d’année a confirmé que le scénario central est favorable, tout en restant vulnérable aux surprises sur l’inflation, aux tensions budgétaires et aux chocs géopolitiques.